L'OM Champion de France 2010 : les buts face à Rennes et la fête sur le Vieux Port (vidéo)

Didier Deschamps et Lucho GonzalesIl l’ont fait ! Après tant d’années à espérer, les supporters indéfectibles de l’Olympique de Marseille ont enfin été récompensés. Profitant de la défaite d’Auxerre à Lyon (1-2), les hommes de Didier Deschamps ont battu Rennes au Vélodrome 3 à 1, s’adjugeant ainsi le titre de Champion de France 2010 à deux journée de la fin. Sur les banderoles des supporters fous de joie, on pouvait lire des « Didier Deschamps, joueur ou entraîneur, tu fais notre bonheur »…

Et pourtant, si sur le papier les Marseillais étaient favoris face aux Rennais, ils ont bien failli ne pas remporter ce match. En dépit de l’ouverture du score très rapide dès la 4ème minute signée Gaby Heinze (merci l’ancien parisien!), l’équipe a bien du mal à se lâcher. Repliée en défense, elle subit les assauts répétés des hommes de Frédéric Antonetti qui finissent logiquement par égaliser à la 38ème sur une action limpide achevée par la tête de Jimmy Briand. Coup de froid sur le Vélodrome !

Vu l’état de l’OM, sans doute rattrapé par l’enjeu énorme de ce match (17 ans sans titre de Champion de France tout de même !), on se dit à la mi-temps qu’un match nul n’est peut-être pas la pire des opérations. On commence à réfléchir à Lille, qui affiche 67 points au compteur et un bon goal average… En deuxième mi-temps, le jeu de l’OM reste approximatif et craintif jusqu’à l’entrée de Taïwo et Ben Arfa, deux éléments qui apportent de la vigueur et du mordant à l’équipe. Deux minutes complètement folles renversent alors le cours de la rencontre : Niang reprend à la 76ème une frappe de Valbuena arrêtée par le gardien. But ! Une minute plus tard, Lucho Gonzales – l’argentin chéri de l’OM – double la mise !

Le coup de sifflet final délivre le Stade Vélodrome : les joueurs,  l’entraîneur et tout le staff marseillais laisse éclater sa joie ! Certains, comme le Président Claude Dassier ou le joueur Stéphane Mbia, ne peuvent retenir quelques larmes. D’autres, tels que Mathieu Valbuena, mettent le feu partout où ils passent ! Avec huit points d’avance sur son dauphin – Lille – l’OM est certain d’être champion de France 2010 ! Après un feu d’artifice de toute beauté, la foule converge vers le Vieux Port et la Cannebière pour célébrer cette victoire tant espérée. Et tant pis s’il pleut ! Petit aperçu de l’ambiance de folie qui régnait hier soir sur la cité phocéenne avec cette vidéo du Phocéen.fr :

En attendant la construction d’une statue à l’effigie de Didier Deschamps (si, si les supporters la réclament!), nul doute que la fiesta va durer tout le week-end et qu’un bis repetita aura lieu le  week-end du 15 mai après le dernier match de l’OM de la saison, qui aura lieu au Vélodrome contre Grenoble. Au menu : remise du trophée par le président de la Ligue Frédéric Thiriez  au capitaine (et actuel meilleur buteur de Ligue 1) Mamadou Niang  le samedi 15 après le match, feu d’artifice dans la foulée; et défilé au Vieux Port à partir de 15h le dimanche 16 mai.  Qui saute pas n’est pas marseillais, hey !

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3 réponses à « L'OM Champion de France 2010 : les buts face à Rennes et la fête sur le Vieux Port (vidéo) »

  1. OM Champion de france :

    Super OM. Ils sont trop forts. OM champion de france 2010. OM remporte le championnat de france 2010 et la coupe de la ligue 2010. Belle saison pour l’OM. Qui sont les qualifiés pour la ligue des champions? l’OM qualifié pour la ligue des champions

  2. Queen M. :

    @sous-marinier : pour le moment, on a lille et auxerre, mais Lyon peut venir s’intercaler s’ils gagnent tous leur match, croisons les doigts parce qu’auxerre en C1 humm…

  3. Deschamps, la victoire est en lui

    « La Dèche« . Rarement un surnom aura été si mal porté. Car Didier Deschamps ne porte pas vraiment la poisse. En tant que joueur, dans les clubs où il a évolué, comme en équipe de France, il a vécu un parcours quasi-parfait. Des titres comme s’il en pleuvait. Une sorte d’arbre à guirlandes de trophées. Un recordman de France, même.

    Deschamps n’a pas été un artiste du jeu, loin s’en faut. Il a été un demi défensif, comme on avait dans le temps tendance à désigner les tâcherons du ballon rond. Mais dans tous les métiers, les plus ingrats soient-ils, il y a toujours quelqu’un qui sort du lot. Qui brille en quelque sorte dans l’obscurité. Et s’il fallait désigner le milieu de terrain le plus altruiste, le plus combatif, le plus acharné de l’histoire du football français, c’est sans doute lui qui figurerait en haut de la liste.

    Mais Deschamps a aussi et surtout, à Nantes, à Marseille, à la Juventus et chez les Bleus, eu de l’influence sur ses camarades. Beaucoup. Au point d’en être le meneur, le chef, le capitaine naturellement, voire plus encore. Tout le monde sait désormais que la France possédait deux entraîneurs lors de la Coupe du monde 1998, Aimé Jacquet et son numéro 6.

    Qui pouvait donc mieux que Deschamps passer aussi lumineusement du rôle de joueur à celui d’entraîneur ? Combien de fois avait-il en tant que joueur décrypté la tactique adverse et remis en place ses dix partenaires pour changer le cours d’un match ? Retraité des crampons en 2001, la fonction de technicien était faite pour lui.

    Il choisit Monaco. Première saison délicate. Relations tendues avec le président Campora et avec quelques grandes gueules (Simone). L’échec n’est pas son truc, il le transforme en expérience pour rebondir. Avec sa méthode, faite à la fois de dialogue – quitte à enrober ses vérités de grosses ficelles – et de fermeté. Car une équipe qu’il dirige ne peut que lui appartenir pleinement, il le prouvera à Marseille. Dès sa deuxième année sur le rocher, il amène ses hommes sur le podium du Championnat, où ils resteront encore les deux fois suivantes. Puis c’est la finale de la Ligue des Champions en 2004. On n’a pas fait même aussi bien depuis dans l’hexagone. Pas mal pour un débutant.

    C’est ensuite le retour à la Juventus. Pas de pot, la Vieille Dame vient d’être reléguée après un immense scandale de corruption dans le Calcio, dans lequel elle a été très largement impliquée. Un titre tout de même, celui de la série B.

    Deschamps prend alors du recul tout en restant dans le milieu. Consultant. Sympa, des matches à observer et pas d’inscription au chômage. Et puis Marseille en 2009. Quelques premiers temps très très délicats dans un club où le volcan ne dort jamais. Il met les points sur les i. Il reste avec tous les pouvoirs sportifs ou il s’en va. On le prie de ne pas partir. Et il bosse. Il recrute, il écarte des joueurs. Il façonne, il construit son OM. Jusqu’au titre de champion de France de ce 5 mai 2010, suivant de quelques semaines la victoire en Coupe de la Ligue.

    Voilà, je cherchais le mot. Cet homme-là est un gagneur.

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