La profusion des émissions de catch sur la TNT et le retour au ciné de Michael Rourke dans un personnage de catcheur au bout du rouleau (The Wrestler de Darren Aronofsky) ont largement contribué à rendre ce sport de combat populaire dans les cours de récré. Le hic, c’est que les enfants ne se contentent pas de s’échanger des cartes à collectionner.
Un peu comme le jeu du foulard en son temps, le catch est devenu la bête noire des enseignants. Face au nombre croissant de bagarres impromptues dans les cours de récré, parfois dangereuses au point que les enfants finissent à l’hôpital, les directeurs ont du sévir et interdire cette pratique.
« L’Observatoire National d’Etude des conduites à risque » a d’ailleurs classé le catch parmi les « jeux dangereux », car les enfants ne se contentent pas de s’échanger les cartes de catcheurs connus, ils tentent de reproduire des prises vues à la télé. « On ne joue pas au catch. On s’entraîne et on apprend à tomber. » explique Marc Mercier, actuel président de la Fédération Française de Catch Professionnel. Voici un extrait de l’émission de RTL9, « Puissance catch », pour le prouver :
Fort de sa légitimité d’ancien champion de France, d’Europe et du Monde, Marc Mercier se déplace avec la FFCP dans les écoles et les collèges pour faire de la prévention. La Fédération a d’ailleurs crée des écoles de catch interdites aux moins de 14 ans. Ce sport technique requiert un sacré entraînement, il ne s’agit pas de donner des coups comme en boxe, mais de travailler une chorégraphie très physique avec son partenaire. Rien n’est laissé au hasard.
Oui aux cartes de jeu à l’effigie des plus grands catcheurs, non aux tentatives de pratiquer le catch sur le béton des cours de récré !




