Quatre ans déjà que la folie Twilight s’est abattue sur la planète Terre et que les vampires soft de la saga imaginée par Stephenie Meyer représentent les nouveaux princes charmants pour les jeunes filles en fleur. Mais Twilight, c’est surtout la trajectoire semée d’embûches de l’une d’elle, Bella. La première partie de Twilight Révélation ne parle que de sa transformation, dans tous les sens du terme.
Stephenie Meyer était une écrivaine novice qui n’y connaissait pas grand chose aux vampires au moment d’écrire l’histoire de Bella et Edward. Pas étonnant donc que les accros aux buveurs de sang s’offusquent de l’existence même de Twilight, d’un point de vue « vampirique » assez médiocre. Si ce n’est peut-être l’invention de cette famille régnante et effrayante, Les Volturi, qui font la loi parmi leurs semblables. En revanche, l’histoire de Bella, cette ado timide et maladroite, est bien plus passionnante et pas forcément rétrograde. Certes, le couple Edward/Bella doit se marier avant de consommer leur amour, et à peine Bella a-t-elle profiter de son ténébreux vampire qu’elle tombe enceinte d’un hybride qui la dévore de l’intérieur !
Les choix de Bella
L’obstacle entre Bella et Edward dans Twilight Révélation 1ère partie n’est plus un loup-garou aux muscles proéminents, mais le bébé que Bella s’obstine à porter en dépit des risques encourus pour sa vie. Comme dans les précédents films, notre héroïne a beau se retrouver dans des situations plus que compliquées, c’est bien elle qui choisit son destin. Toutes considérations religieuses et éthiques mises à part (pas de sexe avant le mariage, message sur l’avortement sujet à interprétation), Twilight Révélation raconte la transformation de Bella du statut d’ado à celui de femme. Une transformation particulièrement douloureuse, qui passe par sa mort et sa résurrection en tant que vampire. Dans ce rôle casse-gueule d’amoureuse transie, on ne soulignera jamais assez l’excellente composition de Kristen Stewart, délicate et toujours juste.
Pour la réalisation et le style visuel, pas grands changements à noter si ce n’est une approche plus horrifique et sensuelle pas désagréable, et inévitable pour rendre compte des changements subis par le corps de Bella. Les fans de Twilight seront conquis, les détracteurs une nouvelle fois consternés. Ce nouveau volet de la saga possède deux/trois scènes d’action, un gros passage « mariage/voyage de noces » assez réussi et une bande-annonce rock et romantique toujours au poil, avec des rappels des thèmes composés par Carter Burwell depuis le premier Twilight, mais aussi de titres comme Flightless Bird, American Mouth (Iron&Wine) entendus à la fin de Twilight Fascination. La musique accompagne à merveille cette romance fantastique mâtinée d’humour. Le coup du père protecteur pince sans rire fonctionne toujours, comme celui des copains qui n’ont toujours pas compris la condition « vampirique » des Cullen.
De battre son cœur s’est arrêté…
Un grand malentendu réside autour de Twilight : les non-initiés pensent aller voir un film fantastique avec beaucoup d’action et de morsures de vampires. Mais Twilight, comme ses héros, prend son temps pour dévoiler ses intrigues. Le triangle amoureux, les choix de Bella, ceux de Jacob et les négociations entre loups et vampires constituent le plus gros de Révélation – 1ère partie. Plus que jamais, Bella est le cœur de Twilight. Un cœur qui cesse de battre à la fin de cette première partie. Ce passage, sans doute le plus important de toute la saga, est visuellement réussi : sa vie humaine défile à mesure que le venin se propage à l’intérieur de son corps sur la musique de Carter Burwell « Love, Death, Birth« . Bella est devenue une femme, une mère, et une vampire assoiffée de sang…
Twilight 4 Révélation – première partie, de Bill Condon, avec Robert Pattinson, Kristen Stewart, Taylor Lautner, Ashley Greene, Nikki Reed, sortie en salles le 16 novembre 2011







