Desperate Housewives : critique de la saison 6

Desperate Housewives

Bree, Gaby, Lynette et Susan tirent leur révérence pour la saison 6, avec les trois derniers épisodes diffusés ce soir sur Canal +. Verdict ? Une saison en dent de scie, qui réserve de jolies scènes mais aussi des intrigues à la limite du grotesque. La série s’essouffle, indéniablement.

Regarder la dernière saison des Desperate Housewives est devenu une telle habitude dans la vie d’une  fan de séries que plus personne ne se pose la question de sa qualité. J’ai bien conscience que le show se veut léger et pas forcément réaliste. Cependant, les intrigues « policières » ou sentimentales ont toujours su nous intéresser. De ce côté là, la saison 6 apparaît vraiment laborieuse. Les bons jours, les scénaristes ont le bon goût de nous faire réfléchir à des phénomènes de société plus ou moins tabous : que faire quand on aime pas les enfants que l’on porte dans son ventre (très belle scène avec Lynette), comment agir face à la détresse d’un enfant maltraité par sa mère (l’intrigue avec Eddy), comment vivre sereinement dans la peau d’une femme célibataire approchant la cinquantaine (Katherine) ?

Katherine Mayfair s'enfuit de Wisteria Lane avec Robin, une ex-stripteaseuse. Marc Cherry met le doigt sur des sujets intéressants mais ne sait pas les exploiter. Soit les solutions s’avèrent extravagantes – Katherine vire lesbienne et déménage du jour au lendemain de Wisteria Lane sans un adieu – soit hyper clichés – Eddy devient un « gentil » serial killer à cause de sa mère – soit inexistantes à l’image de Lynette qui aime soudainement jumeaux sans que le téléspectateur comprenne ce revirement. Les autres Desperate pataugent aussi dans la semoule : la saison de Susan et Mike se résume à des soucis d’argent assez incohérents (Susan est riche, Mike ne veut pas de son aide et emprunte 50 000 euros à Carlos et à la fin ils sont tous les deux pauvres !?). Le personnage de Gabrielle reste savoureux grâce à la présence pétillante d’Eva Longoria (voir le post Desperate Housewives – Gabrielle Solis : luxe, glamour et mauvaise foi) mais même lui ne sait pas où il va dans cette saison. Ne parlons même pas du cliffhanger final qui introduit un perso secondaire des précédentes saisons que tout le monde a oublié…

Que faire alors pour sauver les Desperate Housewives ? Dans ce genre de cas où clairement les scénaristes s’essoufflent, la porte doit être ouverte à de nouveaux talents qui proposeraient des choses différentes tout en restant dans l’esprit de la série créée par Marc Cherry. Espérons qu’un vent de renouveau soufflera sur la saison 7 de Desperate, car une autre fournée d’épisodes aussi ratés que la  seconde partie de la saison 6, et les femmes au foyer désespérées pourraient bien prendre leurs retraites plus tôt que prévu.

-Desperate Housewives, saison 6, épisodes 21,22,23 sur Canal + ce soir à partir de 20h50

Desperate Housewives saison 7 (spoilers)

Pour l’heure, les nouvelles intrigues de la saison 7 demeurent secrètes. En revanche, un départ  probable et deux arrivées ont été dévoilés : Kyle MacLachlan, qui interprète le mari de Bree, pourrait quitter définitivement la série après avoir largué sa moitié à la fin de la saison 6. Vanessa Williams, alias la succulente Wilhelmina Slater dans Ugly Betty, rejoint le casting dans un rôle que la rumeur annonce proche d’Eddie Britt. Et puis Mark Moses revient cette saison dans le rôle de Paul, le mari de Mary-Alice Young qui avait été mis en prison pour le meurtre de sa voisine, Martha Huber. A noter : Mark Moses avait rejoint le casting de la prestigieuse série Mad Men. Le retour de l’acteur dans les Desperate Housewives est-il bien judicieux ?

-Voir aussi : dvd serie, dvd desperate housewives

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