Cela faisait quelques saisons que les débuts de 24 heures chrono peinaient à démarrer. Après avoir visionné les 4 premiers épisodes, l’esprit des premières saisons se profile à nouveau. Inutile de dire que les scénaristes nous font toujours des petits tours de passe-passe un peu alambiqués mais pour le reste c’est assez prometteur.
Après avoir quitté Jack Bauer condamné à une mort certaine à la fin de la saison 7 – assez médiocre et bien loin des premières saisons gavées d’adrénalines – Kiefer Sutherland est de retour plus en forme que jamais, ses démons envolés… enfin. Nous découvrons Jack en « papi gâteau » coulant des jours heureux près de sa fille Kim (Elisha Cuthbert). L’action se déroule à New-York, la CTU a re-designée ses locaux – drones volants, écrans de reconnaissances digitale et faciale (…) – et engagée de nouvelles têtes. Soyez rassurés, Chloé est toujours à son poste même si personne ne sait ni pourquoi ni comment! Quant à Jack, il est entraîné malgré lui dans la résolution d’un attentat aux Nations Unies contre un président du Moyen-Orient venu signer l’accord du siècle avec la présidente Taylor (Cherry Jones). C’est Anil Kapool, le méchant présentateur de Slumdog Millionaire qui joue cette fois le rôle du gentil haut dignitaire – enfin pour le moment. Côté personnel de la CTU, le big boss Brian Hastings est interprété par Mykelti Williamson (Les Experts : Manhattan), une armoire qui plisse un peu trop les sourcils pour être crédible. Dana Walsh (Katee Sackhoff, Battlestar Galactica), est la chargée de ressources informatiques qui cache quelque chose et fricote avec le chef des opérations sur le terrain, Cole Ortiz (un Freddie Prinze Jr bien dans son rôle, ni trop ni pas assez).
Après des fusillades et des explosions carrément improbables dans les dernières saisons, les premiers épisodes de la huitième saison privilégient la mise en place d’une intrigue politique plutôt sympa mêlant complot et manigance sous fond de terrorisme et d’arme nucléaire. Dès le premier épisode : poursuites, tensions, fusillades, explosions et morts bien trash le tout pour remettre en jeu la paix des nations. Côté méchant, un pro en la matière, Doug Hutchinson (le méchant gardien de La ligne verte que l’on a pu également voir dans Lost) est présent dans les 4 premiers épisodes avant de se faire « flinguer » par Jack. Une revenante dans l’épisode 4, Renée Walker (Annie Whershing) que Jack a bien traumatisé dans la saison précédente – pas sans séquelle vous verrez. Puis des russes, pleins de russes avec des airs de tortionnaires tout droit sortis d’un goulag sibérien… Pour l’instant pas de Tony Almeida en vue mais avec 24, rien n’est impossible.
C’est donc une 8ème saison qui s’annonce bien même si certains aspects de l’histoire sont parfois tirés par les cheveux mais le rythme est là , l’intrigue aussi. Les 2 premiers épisodes ont rameuté 11,8 millions de téléspectateurs, quant à la deuxième soirée elle marque une baisse notable de 10% de l’audience. De mon côté, je ne baisse pas les bras, face aux saisons 6 et 7 c’est d’la bombe bébé!





