Prix littéraires : Michel Houellebecq Goncourt 2010 – Virginie Despentes Renaudot 2010

La saison des prix littéraires 2010 bat son plein à Paris. Deux prix particulièrement prestigieux viennent d’être dévoilés. Le Prix Goncourt 2010 revient à Michel Houellebecq pour La carte et le territoire, et le Prix Renaudot 2010 est remporté par Virginie Despentes.

Deux enfants terribles de la littérature française connaissent un sacré bien mérité. Après avoir été accusé complètement à tort de plagiat (Michel Houellebecq et Wikipedia : plagiat ou non ?), Michel Houellebecq prend sa revanche sur les imbéciles en remportant le Prix Goncourt 2010 pour son dernier roman, La carte et le territoire.

Une autre écrivain bien souvent critiquée vient de se distinguer : Virginie Despentes se voit décerner le Prix Renaudot 2010 pour Apocalypse Bébé. Vive les auteurs français rebelles !

-La carte et le territoire, de Michel Houellebecq, 20€90

-Apocalypse Bébé de Virginie Despentes, 18€05

Une réponse à « Prix littéraires : Michel Houellebecq Goncourt 2010 – Virginie Despentes Renaudot 2010 »

  1. gowitt :

    Pour plagier Pierre Desproges : Houellebecq n’écrit pas que des conneries, il en dit.
    C’est avec une délectation sans nom que j’ai entendu le foutriquet s’exprimer sur les ondes de France Inter après la réception de son prix Goncourt.
    Tout participe à rendre écœurant ce personnage, véritable héros d’une époque régressive sans espoir. Incarnation héroïque d’une intelligentsia au service d’une pensée diarrhéique, aux concepts approximatifs et à la sensibilité désuète, Houellebecq s’exprime avec la même médiocrité que son écriture. « Plateforme » restera sans doute le point d’orgue de l’indigence littéraire en même temps que l’annonce d’un temps que nous avons découvert avec consternation : l’ère de la postmodernité dont le héraut restera Sarkozy.
    Il aime, ainsi que les médias qui lui servent de thuriféraires, se présenter comme « écrivain maudit ». Quelle affabulation, quelle prétention peut nourrir l’ego boursoufflé de cet écrivain ectoplasmique ? Quelle comparaison possible avec un Jean Genet, un Céline, un Sade voire un Drieu La Rochelle ou un Karl Kraus ?
    Ses productions écrites, plutôt que littéraires, sont truffées d’emphases redondantes et de dissonances stylistiques. Houellebecq use d’un abus forcené d’antépositions et s’octroie une tolérance coupable de verbes faibles. Son utilisation outrancière de verbes imprécis entraine des facilités conjonctives ; illustration de la carence intellectuelle du prosateur. La ritournelle des groupes ternaires, ajoutée à la cacophonie de qui/que/quand provoquent un état nauséeux à la limite du recours à l’utilisation du cortège pharmaceutique.
    Epargnons au lecteur averti le déchiffrage de son style monotone nous parvenant dans les bruits du monde comme un souffle glacé à travers la porte entrouverte du néant qu’il n’aurait jamais du quitter.

    …Houellebecq brode à l’infini sur la misère affective des pauvres types, sur la solitude des loosers. Au lieu de donner des couleurs à la puissance du désir masculin, comme l’aurait fait un Christian Laborde, l’auteur de « Plateforme » ne cesse de décrire des accouplements fatigués, des scènes de masturbation dépitée, des amours plates et misérables…

    Houellebecq est un iconoclaste de salon qui n’a de talent que l’odeur de la m… dans laquelle il trempe son pieu pour écrire ses histoires nombrilistes de pauvre type sans moral ni morale.
    Panégyriste du tourisme, ce fantôme du talent a cru que l’étalage de la turpitude forgée sur son âme crasseuse lui apporterait la légitimité. Bien lui en a pris. La légion des crétins bêlants a crié au génie. Les journalistes en quête de sensationnel ont encensé ce qu’ils ont vu être une bonne aubaine littéraire. L’ambiance dominante veut qu’on soit pour ou contre Houellebecq. C’est un faux choix, Houellebecq est inexistant. Peut-on raisonnablement être pour ou contre le vide ?
    Le couronnement du cuistre lui est donc venu d’une institution respectable et respectée par le gotha mondain : « le Goncourt ». Il aura fallu «1 minute et 29 secondes » pour le départager de ses concurrents à l’assaut du prix dont les ventes prolifiques décerneront au vainqueur le titre envié d’écrivain à succès. Houellebecq est donc devenu celui-ci, adulé des imbéciles dont le QI est comparable à celui d’un protozoaire. Ecrivain titré d’un système de prêt à penser, Houellebecq sera la mauvaise conscience à bon prix du bobo qui s’encanaillera à dire « vous avez lu le dernier Houellebecq ? Ravageur n’est-ce pas ? ».
    Houellebecq n’aura que traîner dans la m… des âmes boueuses en mal de transgression ; dont la sienne. Désabusé, mais calculateur, il a séduit, et c’est bien sur ce pouvoir de séduction qu’il serait souhaitable de s’interroger.
    Quel aura été l’influence hégémonique des maisons d’éditions dans l’attribution de ce hochet lucratif ?
    Contre l’avis général, il faudrait mettre fin à la production du pédant, c’est l’autre face de la tolérance. Un jour il faudra se battre pour l’interdiction du droit à la production de galimatias littéraire, comme jadis pour l’abolition de toute censure.
    L’ombre a précédé la production de Houellebecq, et elle le suivra. Houellebecq a été mort avant d’être vivant, et heureusement il retombera dans l’oubli.
    Chaque citoyen devrait pouvoir se réclamer d’un droit naturel à l’intelligence et donc, dans le pire des cas, revendiquer une allocation de soutien à la bêtise. En ce qui concerne le secours à Houellebecq, les preuves ne devraient pas être difficiles à réunir et participer à l’enrichissement de chacun.
    Nous savons tous que ce qui est exceptionnel mérite à peine de vivre, ce qui est banal ne mérite pas de mourir, M. Houellebecq est si banal qu’il ne mérite même pas de s’appeler Michel.
    A propos, je n’aime pas Houellebecq.

  2. Pat :

    Gowitt,

    Franchement cher monsieur, car le style et la haine de M.H semblent émané d’un vieil écrivain aigri, vous y allez un peu fort. Que vous critiquiez seulement l’écrivain, pourquoi pas… Mais de critiquer tout le lectorat de M.H c’est critiquer quelques millions d’individus dont l’intelligence est selon vous quasi inexistante. Mais qui êtes-vous, mis à part peut-être un pauvre écrivain qui essaye d’écrire pour une élite vieille France avec un mot savant sur deux dans ses textes. Certes, Houellebecq n’est pas un génie, encore moins un écrivain inoubliable, il a même l’air d’être un pauvre type, mais c’est pas une raison de le jalouser avec une telle haine en rejetant en bloc ça personne ses écrits et son lectorat. Vous semblez être un individu pédant, prétentieux, intolérant, fermé sur vous même et j’en passe.

    A propos, je n’aime pas Gowitt

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