Les plus beaux romans d’amour

L’été est la période de l’année la plus propice à la lecture, mais aussi aux amours tumultueux. Les plus grands écrivains ont immortalisé sur papier la valse des sentiments en développant leur vision de l’amour. Fantaisiste, désespérée, lumineuse… A chacun son style.

L’écume des jours, de Boris Vian

Toujours étudié dans les cours de français au collège, L’écume des jours n’est pas toujours apprécié à sa juste valeur par les jeunes étudiants, qui passent parfois à côté de sa poésie. Ce magnifique roman d’amour mérite une seconde lecture une fois la maturité arrivée. Comment oublier l’écriture imagée et si vivante de Boris Vian ? L’amour éperdu de Colin pour sa douce Chloé ?  Hymne au jazz de Duke Ellington et à la musique noire américaine, références burlesques à Jean-Paul Sartre, vision féerique et tragique de l’amour… L’écume des jours est un livre culte et unique depuis plus de 50 ans, écrit par un jeune musicien alors âgé de 26 ans. Sa modernité, sa liberté de ton et sa poésie inimitable en font une œuvre intemporelle, qui touche chaque nouvelle génération de lecteurs.

Bonjour tristesse, de Françoise Sagan

« Sur ce sentiment inconnu dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. » A 18 ans, Françoise Sagan déboule dans le petit cercle littéraire parisien avec sa plume grave, puissante et insolente. Dans ce roman cruel et si touchant, l’amour est intelligence, découverte et plénitude intellectuelle. Mais face à d’autres sentiments humains, comme la convoitise, la jalousie ou la manipulation, il ne triomphe pas.

L’amant, de Marguerite Duras

Le plus gros succès en librairie de la célèbre écrivaine et cinéaste française. Inspiré de ses expériences sexuelles lors de son adolescence en Indochine, L’amant décrit la relation physique et passionnelle qui unit une jeune étudiante de 15 ans et un riche homme d’affaire chinois. Avec cette autofiction initiatique et exotique,  Marguerite Duras brava les interdits de l’époque (sexe, relation européenne/asiatique…). Jean-Jacques Annaud tourna en 1992 une adaptation très charnelle du roman, qui sera reniée par Marguerite Duras.

Raison et sentiments, de Jane Austen

Ici, l’amour doit faire face aux conditions sociales de ses protagonistes. Il en découle nombre de malentendus dus à une fierté mal placée ou à une mauvaise interprétation des évènements. Considéré comme le premier grand roman anglais du XIXème siècle, Raison et sentiments nous plonge au cœur de la petite bourgeoisie anglaise et s’intéresse à deux sœurs qui vivent leurs histoires sentimentales de deux façons différentes :  l’aînée et raisonnable Elinor Dashwood d’un côté, et la jeune et passionnée Marianne Dashwood de l’autre. Beaucoup de cris, d’humour, de faux-semblants, de grands désespoirs vite dissipés… Mais rassurez-vous : Jane Austen aime les happy ends. Voilà pourquoi nombre de ses romans ont été adaptés au cinéma. Ils me font penser à une chick litt’ du XIXème siècle, divertissants mais vite oubliés.

Jane Eyre, de Charlotte Brontë

Roman féministe, quête de soi, romantisme échevelé, autobiographie partielle… Jane Eyre est tout cela à la fois. Ce grand classique de la littérature anglaise, qui a choqué lors de sa publication en pleine époque victorienne, est à lire au moins une fois. Les grands romantiques ne résisteront pas à l’épopée sentimentale de la jeune préceptrice qui s’éprend du père de son élève. De nombreuses adaptations ciné ont vu le jour. L’une des plus récentes et fameuses met en scène Charlotte Gainsbourg dans le rôle de Jane, et William Hurt dans celui de Rochester (Jane Eyre, de Franco Zeffirelli – 1996).  

Les liaisons dangereuses, de Choderlos de Laclos

Les liaisons dangereuses font partie de ses livres vaguement étudiés au collège dont on ne souvient pas si ils ont été lu en entier. Comme pour l’Écume des jours (mais dans un tout autre style), je ne vous conseillerai jamais assez de leur laisser une seconde chance. Roman épistolaire à la fois cruel et romantique, Les liaisons dangereuses se déroulent au sein de la noblesse française durant le siècle des lumières. La marquise de Merteuil et le Vicomte de Valmont prennent un malin plaisir à détruire les réputations de jeunes gens innocents et de personnes à la moralité irréprochable. Quand Valmont accepte de séduire Mme De Tourvel pour gagner un pari et goûter aux charmes de la marquise, il ne se doute pas que l’amour le changera à jamais.

Le rouge et le noir, de Stendhal

Le deuxième roman de Stendhal retrace le parcours tragique de Julien Sorel, jeune homme  ambitieux de condition modeste qui gravit les échelons sociaux de la société mais se brûle les ailes en raison de son amour pour Mme De Rênal. Pour le coup, ce n’est pas Jane Austen qui a  écrit la fin de cette histoire d’amour impossible ! Je vous conseille de ne pas lire cette magnifique et tragique histoire d’amour si vous déprimez un peu…

Les oiseaux se cachent pour mourir, de Colleen McCullough

Bon, j’avoue : j’ai découvert le fameux téléfilm avec Richard Chamberlain bien avant de savoir que le scénario était une adaptation du best-seller de l’australienne Colleen McCullough. Histoire d’amour totalement impossible entre Ralph de Bricassart, un homme d’église mûr qui tombe amoureux de Meggie, une jeune femme qu’il a vu naître. L’intrigue, poignante, se déroule dans le outback australien sur une trentaine d’année. Elle a déjà fait pleurer des générations de femmes, c’est à votre tour de sortir les mouchoirs !

-Voir aussi : la sélection romans d’amour cultes d’Alapage

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