Le célèbre philosophe Michel Onfray lance un pavé dans la mare avec la publication ce mois-ci de son livre Le Crépuscule d’une idole – L’affabulation Freudienne chez Grasset. Il revient consciencieusement sur chaque apport de Sigmund Freud à la psychanalyse, pour mieux le démonter.
Ce pamphlet violent est d’autant plus dérangeant que Michel Onfray ne se départ jamais d’un raisonnement argumenté. Son constat – le freudisme repose sur une série de légendes – découle d’une thèse développée tout au long de cet essai. Évidemment, les médias n’ont retenu que le plus provocant : selon le philosophe, le père de la psychanalyse a fait de ses obsessions personnelles des généralités. Pour résumer, ce n’est parce qu’il désirait sexuellement sa mère étant enfant que tous les êtres humains vont passer par ce stade ! Michel Onfray estime qu’une grande partie des concept freudiens – comme le complexe d’Oedipe – trouvent leurs racines dans la mythologie grecque. Ce qui revient selon lui à appréhender le monde d’un seul point de vue poétique.
L’interprétation des rêves de Freud est aussi mise à mal par Onfray, qui juge de manière générale que les obsessions sexuelles du psychanalyste ont pris une place trop importante dans son travail. La thérapie psychanalytique en prend pour son grade. Selon le philosophe, Freud se livrait à des expériences « magiques » avec la cocaïne, l’électrothérapie, la balnéothérapie ou l’hypnose… Quand au fameux divan, il n’aurait qu’un effet placebo ! Cette charge très lourde a bien entendu donné lieu à des débats passionnants entre Michel Onfray et des psychanalystes de renom tels que Philippe Grimbert ou Julia Kristeva. Qui a tort, qui a raison ? Il est bien difficile de le déterminer tant le sujet, la psychanalyse, est vaste à appréhender. Le mieux pour en avoir le cœur net est encore d’en lire un maximum sur Freud et son indéniable à cette discipline, histoire de se forger son propre avis.
*Voir aussi : livre psychologie





