Le réalisateur néo-zélandais perdu de vue depuis son monumental King-Kong revient au cinéma avec l’adaptation d’un best-seller, Lovely Bones, écrit par Alice Sebold et vendu à plus de 3 millions d’exemplaires dans le monde. Peter Jackson s’offre une parenthèse poétique et légère avant de s’attaquer à l’adaptation des BD Tintin.
Depuis les triomphes publiques et critiques de la trilogie Le Seigneur des anneaux et du film d’aventures King Kong, Peter Jackson était rangé dans la case « films fantastiques à budgets pharaoniques ». C’était mal connaître le bonhomme, auteur du drame Créatures Célestes, qui révéla au monde le talent de Kate Winslet bien avant Titanic. Avec l’adaptation de La nostalgie de l’ange – titre français donné au roman Lovely Bones – le cinéaste navigue de nouveau dans le genre dramatique, tout en ajoutant une dose de thriller et de fantastique. Le film se penche sur l’histoire de Susie Salmon, une jeune fille assassinée qui observe depuis l’au-delà sa famille gérer la tragique nouvelle, et tenter de retrouver le tueur.
Ce onzième long-métrage signé Peter Jackson bénéficie d’un beau casting. Mark Wahlberg, Rachel Weisz et Susan Sarandon entourent la jeune révélation du DVD drame romantique Reviens-moi, Saoirse Ronan. Peter Jackson a inventé pour le personnage de Susie un monde de l’entre-deux à l’esthétique onirique et fascinante. Le maître des effets spéciaux a en revanche plus de mal à sortir des sentiers battus côté dialogues et personnages. Ce bémol – film trop classique malgré le sujet original – a retenu l’attention des critiques qui se montrent mitigés.
Le réalisateur bénéficie tout de même de l’indulgence générale ; l’univers visuel recherché de Lovely Bones augure du meilleur pour l’excitant projet de Peter Jackson autour de Tintin, développé avec Steven Spielberg (qui nous en doit une depuis le raté Indiana Jones 4).
Dead like me, la série de l’entre-deux mondes
Partant du même point de départ que Lovely Bones, la mort d’une adolescente, mais en plus drôle – Georges est tuée par la chute de la lunette des toilettes de la station Mir ! – Dead like me narre les aventures de Georges, restée dans notre monde pour jouer les faucheuses. En dehors de son taff de preneur d’âme, la jeune femme observe les réactions de sa famille en deuil. Drôle, incorrecte et émouvante, la série composée de deux saisons et créée par Bryan Fuller a fait l’objet d’un film, Dead Like Me – Life After Death, sorti en coffret DVD en 2009. Dead Like Me, la série, est dispo en DVD mais aussi en blu-ray.
*Voir aussi : les blu ray Indiana Jones, et tout sur la trilogie Le Seigneur des anneaux (à quand la sortie Blu-ray ?).









