Affaire Polanski : et Samantha Geimer dans tout ça ?

Roman Polanski.La justice a-t-elle un sens quand la victime n’en veut pas ? C’est la question posée par l’encombrante affaire Roman Polanski, qui n’en finit pas de faire parler d’elle. Cette semaine, on apprend que la victime, Samantha Geimer, a demandé une fois de plus à la justice américaine l’abandon des charges contre l’artiste.

Retour sur les faits : arrêté le 26 septembre à Zurich alors qu’il se rendait à une cérémonie, Roman Polanski est placé en détention aux fins d’extradition. En effet, un mandat d’arrêt américain, lancé en 1977, court toujours à son encontre. C’est maintenant à l’Office fédéral de la justice de trancher et d’accepter ou non cette extradition. En attendant cette décision, ça discute sec dans les foyers français entre pro et anti-Polanski. Circonstances atténuantes (les années 70, la liberté sexuelle de l’époque) pour les uns contre gravité des faits (drogue et relations sexuelles forcées avec une mineure de 13 ans) pour les autres…

Samantha Geimer, une victime harcelée

Mais qu’en est-il de la victime, Samantha Geimer ? Mariée et maman de trois enfants, elle a fui Los Angeles dans les années 80 pour Hawaï dans le but de se faire oublier.  En 1995 et 1997, elle avait déjà demandé l’abandon des poursuites. Elle a réitéré sa demande devant la justice californienne : « J’ai survécu, j’ai même surmonté [cette épreuve] et guéri de tous les maux que M. Polanski a pu m’infliger lorsque j’étais enfant. Il est temps que ce chapitre se referme. » a-t-elle expliqué à la justice.

Je vous propose un retour en vidéo sur cette affaire du point de vue de Samantha Geimer avec Marie Colmant, chroniqueuse à l’Edition Spéciale de Canal + :

Samantha Geimer.

Voilà, tout est dit, et bien dit. Samantha Geimer n’en peut plus de cette célébrité forcée, cet harcèlement des médias (+ de 500 appels pour un commentaire !) qu’elle a toujours tenté de fuir. Mais la fuite de Roman Polanski en 1977 l’a condamné à revivre encore et toujours cette fameuse soirée…

Malgré cela, elle a toujours refusé d’accabler le réalisateur en affirmant que son jugement n’avait pas été équitable, en souhaitant abandonner les charges et en demandant en 2003 à l’Académie des oscars (hésitante) de juger le film, Le Pianiste, et non l’homme. Alors en attendant la suite de ces démêlés judiciaires, foutons la paix à Samantha Geimer !

Source :

Le Monde.fr : La victime de Roman Polanski demande à la justice l’abandon des poursuites

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