Il est de notoriété publique qu’avant d’être le 16e Président des États-Unis, Abraham Lincoln se prenait pour Van Helsing dans sa jeunesse. Vous ne le saviez pas ? Seth Grahame-Smith vous explique toute l’histoire dans son roman, adapté au cinéma par Timur Bekmambetov, le réalisateur de « Wanted ». Il faut dire que l’auteur n’en est pas à sa première folie : en 2009, il se faisait déjà remarquer par son goût prononcé pour le mélange des genres, avec « Orgueil et préjugés et zombies » !
Vampires, esclaves et Constitution
À mi-chemin entre les sagas True Blood et Twilight, le film plonge au cœur de l’Amérique esclavagiste, avant de bifurquer vers la lutte secrète contre les vampires en pleine Guerre de Sécession. À la croisée des chemins entre la petite et la grande histoire, il convient ici de conserver le recul nécessaire lorsque le second degré débarque à grands pas. C’est dans cet univers saugrenu qu’évolue le jeune Lincoln (Benjamin Walker), entre bastons ébouriffantes, sensibleries romantiques pour Mary Todd et prémices du grand orateur qu’il deviendra.
La première partie du long-métrage propose, par le biais d’une 3D efficace, une succession de scènes de batailles spectaculaires, teintées d’un humour efficace. Nous retenons particulièrement la scène à dos de cheval, comble de la démence. Malheureusement, et la 3D n’arrange rien, les scènes de combats justifiées et convaincantes finissent parfois par épuiser physiquement le spectateur.
Dans la deuxième partie du film, Timur Bekmambetov va trop loin. En mettant en scène, trente ans plus tard Lincoln en vieux président face à la guerre civile. Obligé de reprendre le pieu contre la menace aux dents longues, il offre une vision trop caricaturale, à la limite de l’offense, de l’Histoire. Au final, « Abraham Lincoln : chasseur de vampires » reste un bon divertissement estival, bien rythmé et aux acteurs excellents. Cette curiosité de l’été conserve une originalité qui vaut le détour.
Abraham Lincoln : chasseur de vampires, la bande-annonce
-Abraham Lincoln : chasseur de vampires, sortie le 8 août 2012, de Timur Bekmambetov avec Benjamin Walker, Dominic Cooper, Anthony Mackie…
Le Manoir de Paris en mode Guerre de Sécession
À l’occasion de la sortie du film, le Manoir de Paris propose un parcours retraçant l’histoire d’Abraham Lincoln au travers d’une vingtaine de salles. Dans chacune d’entre elles, le spectateur rencontre les personnages du film. Des rencontres plus terrifiantes les unes que les autres.
L’expérience Abraham Lincoln, malgré l’effort manifeste du Manoir de développer des décors et des costumes de qualité, n’atteint pas le mérite du spectacle à demeure. La visite pêche par manque d’acteur, peut-être, de maquillage horrifique, sans doute et ce je-ne-sais-quoi qui forge l’efficacité terrifiante du Manoir. L’ambiance est posée, certes, mais le frisson moins marqué.
Le Manoir de Paris est une demeure unique en France qui recrée les légendes terrifiantes qui hantent la nuit parisienne. Les acteurs, aux costumes et aux maquillages effrayants, se chargent de la visite. Humour, cris et panique assurés !
Jusqu’au 5 août, au Manoir de Paris, 18, rue de Paradis, 10e arrondissement, tarif entre 15 et 20 €.
Crédit photo : © Twentieth Century Fox Film Corporation, Le Manoir de Paris
















