Prix Nobel de la paix 2011 : trois femmes puissantes…

Prix Nobel de la paix 2011 Tawakkoul Karman Ellen Johnson Sirleaf et Leymah Gbowee

Après l’annonce cette semaine du Prix Nobel de littérature, attribué en 2011 au poète suédois Tomas Tranströmer, le Prix Nobel de la paix a été attribué ce vendredi à trois femmes : la présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf, la militante libérienne Leymah Gbowee et la Yéménite Tawakkul Karman, fondatrice de l’association Femmes journalistes sans chaînes.

Les rumeurs allaient bon train ces derniers jours. Elles ont été confirmées par ce Prix Nobel de la paix attendu, finalement décerné à trois femmes. Une victoire percutante pour le féminisme, qui en avait bien besoin. Ellen Johnson Sirleaf a été distinguée comme la première femme présidente d’un pays du continent africain. Elle brigue actuellement un second mandat au Liberia, pays ravagé par la guerre entre 1989 et 2003.

Une autre libérienne, Leymah Gbowee, a reçu ce prix Nobel de la paix 2011 pour justement avoir contribué à stopper les guerres civiles incessantes. Surnommée « La guerrière de la paix« , elle a aussi permis aux femmes de retourner aux urnes. Ses mouvements non-violents incluant la fameuse « grève du sexe » avaient obligé l’ancien président Charles Taylor à l’inclure dans le processus de paix en 2003.

ellen johnson sirleaf

Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Liberia

Le printemps arabe n’a pas été oublié par le comité Nobel, qui a récompensé la Yéménite Tawakkol Karman, journaliste et figure emblématique du soulèvement dans son pays. Elle a fondé en 2005 en 2005 le groupe « Femmes journalistes sans chaînes ». Cet été, pendant les soulèvements en Tunisie et en Egypte, elle n’a pas hésité à prendre la tête de la contestation et appelé les étudiants à défiler avec elle, malgré les répressions par la force du président Ali Abdallah Saleh.

En récompensant ces trois femmes, le comité Nobel espère contribuer à : « mettre fin à la répression dont les femmes sont toujours victimes dans de nombreux pays et à exprimer le grand potentiel que les femmes peuvent représenter pour la paix et la démocratie ». Incha’ Allah !

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