Initiée par Robert Badinter, l’exposition Crime et châtiment réunit une centaine d’œuvres réalisées entre 1791 et 1981, année de l’abolition de la peine de mort. Elle traite de la fascination des grands maîtres pour des thèmes comme la justice, la souffrance ou la criminalité.
Les toiles de Géricault, Goya, Blake, Degas, Munch, Magritte ou Picasso témoignent de la popularité croissante de ce genre de sujet au fil des siècles. L’expo est divisée en différents chapitres (Tu ne tueras point, La mort égalitaire, Figures du crime, Le crime et la science ou Canards et apaches), ce qui permet au visiteur d’avoir accès à différents points de vue. Quand certaines œuvres ne sont destinées qu’à provoquer un sentiment d’effroi, d’autres interrogent sur le sens moral du crime et du châtiment, ou tentent de comprendre les motivations de l’assassin.
La guillotine, objet de mort emblématique de la fin du 18ème siècle, est très présente dans les toiles. De Hugo à Gauguin, de Villiers de L’Isle-Adam à Redon et Picasso, de nombreux artistes ont représenté la lame tranchante et la tête qui roule avec une précision qui fait froid dans le dos. Passionnante, l’exposition propose aussi des illustrations, des croquis de toutes sortes, et des photographies policières ou anthropométriques. Une mine d’or pour appréhender les thèmes universels que sont le crime, la punition ou le supplice.
-Crime et châtiment, Musée d’Orsay, Jusqu’au 27 juin (cf livre histoire de l’art)
-Crédits photos : Pierre-Paul Prud’hon (1758-1823) La justice et la vengeance divine poursuivant le crime
© RMN / Daniel Arnaudet





